SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

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Carte-voeux-2018-cni-v3

Nathalie DEPOIRE, présidente, et tous les membres

du Bureau National du Syndicat CNI

vous adressent leurs meilleurs vœux pour 2018

Janvier sonne par tradition l’heure des bonnes résolutions

Je vous invite donc en priorité à prendre soin de vous

Trop oublié de nos formations, il s’agit pourtant d’un impératif qui conditionne la qualité des soins…

Seulement voilà, les faits sont là :

Les soignants prennent avant tout soin des autres :

De leurs patients, de leurs familles de leurs proches …

Et si pour encore mieux prendre soin des autres,

Les soignants s’accordaient le temps de prendre soin d’eux

De s’informer et ainsi garantir leurs droits aux repos

Dans ce contexte délétère qui met en jeu des vies de patients et de soignants

Il nous appartient à nous soignants de nous fédérer et de nous engager pour la sécurité des soins

Le syndicat CNI réunit plusieurs professions soignantes

en préservant les revendications propres à chaque cœur de métier

en s’ancrant autour de valeurs communes

en se mobilisant pour une reconnaissance légitime

en œuvrant quotidiennement pour la qualité et la sécurité des soins pour tous

N’hésitez plus, rejoignez-nous !

Pour que 2018 voient des évolutions soignantes positives

Coordonnons-nous !

Nathalie DEPOIRE

Présidente du Syndicat CNI

0001 26COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 30 novembre 2017

ACCES PARTIEL : LE COLLEGE INFIRMIER FRANÇAIS ALERTE SUR LA MISE EN PERIL DE LA POPULATION

Le Collège Infirmier Français s'est réuni en conseil d'administration extraordinaire pour réagir à la parution du décret pour l'accès partiel aux professions de santé (Décret n°2107- 1520 du 2 novembre 2017).

Le Collège Infirmier Français, représentant les principales organisations infirmières (1), alerte sur la mise en péril de la population, suite à la parution du décret d'application de l'ordonnance n° 2017-50 du 19 janvier 2017 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles dans le domaine de la santé.

Les dangers de la mise en place de l'accès partiel à l'exercice des professions de santé sont multiples. Il serait facile d'imaginer que la problématique de la désertification médicale trouve en celle-ci une solution simpliste tendant alors, à accentuer les inégalités territoriales d'accès à la qualité des soins. Il est à craindre, comme l'exprime le rapport du Sénat, l'arrivée de métiers sous-qualifiés qui conduirait à une paupérisation de l'accès aux soins, allant à contre sens de l'universalité de notre système de santé censé garantir un égal accès aux soins pour tous.

Nous avons demandé une audience au Président de la République.

Le 11.10.17, le Sénat a voté contre la ratification de ce texte en considération des risques
pesant sur la cohérence, la qualité et la sécurité de notre système de soins.

Le texte "autorise à exercer une partie des activités relevant de la profession d'infirmier, d'IADE, d'IBODE ou de puéricultrice les ressortissants d'un Etat membre de l'Union euro- péenne" lorsque "les différences entre l'activité professionnelle exercée dans l'Etat d'origine et la profession en France sont si importantes que l'application de mesures de compensation reviendraient à imposer au professionnel de suivre le programme complet de formation requis pour avoir accès à cette profession".

Le Collège Infirmier Français s'inquiète des effets néfastes de l'application de l'exercice partiel qui, inévitablement, conduirait à la désorganisation de notre système de santé.

Avec l'exercice partiel, comment le patient pourra-t-il différencier un professionnel qualifié d'un professionnel bénéficiant d'une qualification partielle ? Il parait aisé de penser que les patients les moins informés, souvent issus des populations les plus fragiles seront les victimes d'un système de soins fragilisé par cette parcellisation du savoir et des compétences.

Par ailleurs, comment justifier les réingénieries en cours de nos formations (bloc opératoire, puériculture, anesthésie, pratique avancée) qui visent à l'élévation des compétences de notre profession en généralisant un système qui pour sa part les fragmentera ? Comment rendre encore plus efficients nos établissements de santé composés d'équipes de professionnels présentant de tels écarts de compétences ?

La directive européenne stipule que l'accès partiel à certains professionnels en faisant la demande, notamment dans le domaine de la santé, puisse être refusé par un État membre car la sécurité des patients doit primer. Aujourd'hui, 14 pays européens n'ont pas transposé cette directive, et l'Allemagne a refusé de l'appliquer aux professions de santé. Il n'y avait donc ni obligation, ni urgence d'utiliser la voie antidémocratique pour imposer un texte refusé par les professionnels et dangereux pour la population.

Le Collège Infirmier Français déplore l'absence de concertation et dénonce le manque de reconnaissance de son expertise. Ce texte a été rejeté à l'unanimité par le Haut Conseil des Professions Paramédicales (HCPP), et dénoncé par toutes les organisations professionnelles représentatives des professions de santé réglementées. Le Sénat, les Ordres, les syndicats et les associations professionnelles parlent d'une même voix.

Nous n'avons d'autres ambitions que celles de continuer à garantir la qualité et la sécurité de notre système de soins. En conséquence, le Collège Infirmier Français exige la suppression de cet accès partiel aux professions de santé.

Marie-Claude GASTE,

Présidente du CIF

06.43.03.28.01

lien PDF :

Liste des membres du collège :

Association des Enseignants des Ecoles d'Infirmiers de Bloc opératoires
AEEIBO

Association des infirmières en cancérologie
AFIC

Académie des Sciences des Infirmiers

ASI

Association Française des Directeurs des Soins
AFDS

Association Nationale des Infirmières et Infirmiers Diplômés et des Etudiants

ANFIIDE

Association Nationale des Infirmiers sapeurs-pompiers

ANISP

Association Nationale des Puéricultrices Diplômées et des Etudiants
ANPDE

Comité d'ENTENTE des ÉCOLES PRÉPARANT aux MÉTIERS de L'ENFANCE
Puéricultrice & Auxiliaire de Puériculture
CEEPAME

Comité d'Entente des Ecoles d'Infirmiers Anesthésistes Diplômés d'Etat
CEEIADE

Comité d'Entente des Formations Infirmières et Cadres
CEFIEC

Convergence Infirmière
CI

Coordination nationale Infirmière

CNI

Fédération nationale des Infirmiers
FNI

Groupement Infirmiers de santé au Travail
GIST

Ordre National Infirmier

ONI

Syndicat National des Infirmiers Anesthésistes

SNIA

Syndicat des infirmiers scolaires

SNICS

Syndicat national des infirmiers et infirmiers éducateurs de santé
SNIES

Syndicat National des Infirmières et Infirmiers Libéraux

SNIIL

Syndicat National des Professionnels Infirmiers

SNPI

Union Nationale des Associations d'Infirmiers de Bloc Opératoire

UNAIBODE

dessin ASCommuniqué de presse du 26 novembre 2017
Aides-soignants et Auxiliaire de Puériculture à l'honneur !
C'est depuis 2010 et à l'initiative des soignants que la journée du 26 novembre est dédiée aux aides-soignants partout dans le monde. Comme les années précédentes, le syndicat CNI célèbre cette date par diverses actions locales.
Depuis la Loi H.P.S.T. et la création des Groupements Hospitaliers de Territoire, les conditions de travail des soignants n'ont cessé de se dégrader tout au long des restructurations, mutualisations de services et diminution des budgets et effectifs pour l'Hôpital Public.
Depuis 2013, une réflexion est menée pour une réingénierie du référentiel de compétences et d'activités des aides-soignants et des auxiliaires de puéricultures. Le besoin d'actualiser le cadre de formation se trouve renforcé par le vieillissement de la population, le développement des maladies chroniques et les nouveaux besoins de notre société.
La DGOS a donc initié des groupes de travail pour que cette réingénierie aboutisse. Le syndicat CNI a, dès le début, sur la base des travaux de son collectif AS/AP, souhaité être force de propositions.
Le quotidien soignant met en évidence trop de dépassements de fonction ce qui crée de nombreuses tensions pour ces professionnels. Cela vient s'ajouter à une charge physique importante, aux rythmes de travail intenses, aux manques de moyens humains et matériels et ainsi faire le lit de l'épuisement professionnel.
Le syndicat CNI revendique la reconnaissance de la pénibilité professionnelle des aides-soignants et auxiliaires de puéricultures dans le calcul de leurs pensions.
Par ailleurs, le niveau d'entrée en formation ainsi que les compétences attendues posent la nécessité d'une revalorisation des grilles salariales, aussi bien dans le secteur public (catégorie B) que privé (collège B).
Cette journée dédiée est également l'occasion pour le syndicat CNI, né des mouvements infirmiers de la fin des années 80, de rappeler la création de son collectif AS/AP en 2014 et d'inviter les professionnels concernés à les rejoindre afin d'exiger la reconnaissance due aux soignants !
Nadine PIERZCHALA
Référente du Collectif AS/AP

Syndicat CNI

lien Pdf :

Une45bizCommuniqué de Presse du 14 novembre 2017

Quand le dialogue social est sacrifié sur l'hôtel de la loi du marché, les salariés sont transformés en marionnettes entre les mains des employeurs et leurs droits et acquis disloqués !

La Loi travail déséquilibre encore un peu plus les rapports entre employeurs et employés.
A défaut de syndicats, l’employeur dialoguera directement avec un représentant du personnel sur l’intégralité des sujets voir même directement avec les salariés (pour les entreprises de moins de 20 salariés sans élu du personnel) et pourra signer un accord, mais quels moyens auront ces salariés pour peser dans les concertations ?
Le champ de la négociation d’entreprise est élargi et prime sur la convention collective. Les accords locaux ou de branche pourront-il se substituer aux accords nationaux style CCN 51 ?
Tout accord s'imposant, en cas de refus, le salarié peut être licencié pour « une cause réelle et sérieuse » et non pas pour « une cause économique »… Il n’est pas nécessaire d’en dire plus pour comprendre que le licenciement est ainsi grandement facilité et que l’emploi est lui précarisé.
La notion de flexibilité du travail est renforcée (durée, rémunération, mobilité) ne faisant qu’accentuer cette précarisation en allant à l’encontre de toute stabilité et sécurité pour le salarié.
Le « conseil social et économique »(CSE), créé d’ici fin 2019, fusionnera le comité d’entreprise (CE), les délégués du personnel (DP) et le Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de Travail (CHSCT). Il regroupera l’ensemble des missions des trois instances et sera habilité à solliciter des expertises ou encore à déclencher des actions en justice. Mais à noyer les missions dans cette instance unique, celles-ci pourront-elles encore être accomplies in extenso ?
Les prérogatives syndicales sont menacées ainsi que les temps de représentation, les employés devront se défendre avec les moyens du bord sans médiateur, protecteur et garant de leurs droits.
Pour le syndicat CNI, cette instrumentalisation au profit des entreprises et au détriment des droits des salariés marque un nouveau recul social inacceptable.
Nathalie DEPOIRE,
Présidente
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