SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

Get Adobe Flash player
FacebookMySpaceTwitterDiggDeliciousGoogle BookmarksRedditLinkedinRSS Feed

 

pointspenibilitebizAppelé à l’aide par le gouvernement pour repenser le système de retraite et uniformiser les modes de calculs actuels jugés trop disparates, Monsieur Delevoye a fait état mi juillet d’un rapport présentant ses préconisations.

Bien qu’il ne s’agisse que de pistes de réflexion ouvrant la voie aux discussions et négociations, certaines mesures proposées alertent sur les arbitrages qui pourraient être rendus et sur leurs conséquences pour les agents de la fonction publique hospitalière.

Un système universel par répartition sous forme de points accumulés 

Les retraites des hospitaliers ne seraient plus calculées sur les six derniers mois d’exercice mais sur l’ensemble de leur carrière, d’où une perte significative sur le montant de leur pension. L’intégration des primes au revenu interroge, y aura-t-il une rétroactivité pour les agents dont les droits seront recalculés au 31 décembre 2024 pour intégrer le nouveau dispositif ?

Par ailleurs, cette intégration entrainera une baisse de la rémunération étant donné que les cotisations seront appliquées à la même hauteur que sur le revenu de base ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

Une disparition de la catégorie active particulièrement inacceptable

Alors que nous nous battons depuis de nombreuses années pour une réelle prise en compte de la pénibilité de nos métiers, il est ici question de supprimer les catégories actives (qui concernent les agents les plus soumis au risque de troubles musculo-squelettiques), avec pour conséquence un départ plus tardif en retraite ! C’est tout simplement scandaleux ! D’autant plus que les seuils définis permettant de bénéficier de points de majoration dans le compte pénibilité C2P(déjà en place dans le secteur privé) ne sont pas adaptés à nos exercices et en conséquence ne permettraient pas un départ anticipé pour ces professionnels qui arrivent trop souvent brisés à l’âge de départ.

Ces propositions réalisées dans une logique purement comptable au mépris des spécificités de nos métiers et de la pénibilité physique et psychologique qu’elles engendrent sont révoltantes !

Le Syndicat CNI appelle tous les soignants à manifester leur colère et à exprimer leur révolte, le lundi 16 septembre, face à un tel déni de leurs professions et de leurs contraintes.

Non les calculs ne sont pas bons M. Delevoye ! Les agents de la fonction publique hospitalière méritent bien mieux que cela !

Céline LAVILLE

Présidente

06.64.41.78.65

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 Hôpitaux pas de moyensSyndicat CNI soutient le collectif inter urgences national et appelle les soignants à se mobiliser face à l’absence de réponses adaptées du gouvernement devant une crise majeure qui touche, au-delà des services d’urgences, tout le système de santé en France.

Depuis 6 mois, les professionnels de santé des SAU revendiquent les moyens de prendre en charge les usagers de manière efficiente, humaine et sécuritaire.

L’engorgement des urgences impacte directement les services de soins conventionnels qui doivent faire face à une pression de plus en plus importante pour prendre en charge les patients. Ces conditions d’exercice ne sont plus en regard de leurs valeurs et exposent leurs responsabilités au quotidien.

On assiste à des démissions massives de médecins urgentistes, des fuites des personnels paramédicaux et certains services ne sont plus en capacité d’assurer les lignes de SMUR par manque d’effectif.

Les annonces de Mme Buzyn le 9 septembre ne verront leurs effets bénéfiques que dans 5 à 10 ans et ne répondent pas à l’urgence de la situation d’aujourd’hui.

On nous parle de transformation des organisations aux urgences, de numéro unique d’appel, de la création d’un SAS mais ces propositions ne changeront rien au cœur du problème : on manque de lits à l’hôpital, on manque de lits dans les structures pour personnes âgées et on n’est pas en capacité de répondre au vieillissement de la population et à sa poly pathologie !

Pour prendre en charge ces patients on manque également de personnel !

Les renforts en effectif promis ne seront en fait destinés qu’à mettre en œuvre un logiciel de gestion de lits.

Les protocoles nationaux de coopération ne feront qu’ajouter une charge de travail à celle que les professionnels de santé dénoncent. Elargir le champ de compétence infirmier oui mais revoyons le décret de compétence au lieu de saupoudrer des protocoles dès que les tensions deviennent trop grandes !

Et qu’en est-il des aides-soignants et des ASH ? Il n’en est nul question dans ces propositions. Augmenter la charge infirmière déjà trop lourde aura obligatoirement un impact sur ces agents eux aussi en souffrance.

Le Syndicat CNI exige des moyens immédiats pour redonner de l’attractivité à nos métiers et notamment :

-          l’arrêt des fermetures de lits et la ré ouverture de lits d’aval,

-          l’attribution de fonds permettant aux établissements de soins la mise en place d’effectifs proportionnels aux charges de travail,

-          des augmentations de salaires pour tous les professionnels de santé au regard de leurs compétences et responsabilités,

-          le dégel de la valeur du point indice.

Le gouvernement doit assumer ses responsabilités et revoir sa copie sans délai pour garantir la sécurité de ses agents et de tous les français avant que les drames ne se multiplient !

Céline LAVILLE

Présidente

06.64.41.78.65

                                                                                                                                                                                                                       Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

pointspenibilitebizLe gouvernement est très en forme en ce deuxième semestre 2019 !

Après avoir adopté la loi « ma santé 2022 » qui oublie les paramédicaux et la loi réformant la fonction publique qui promet notamment une rémunération au mérite, ce sont les premières préconisations concernant la réforme des systèmes de retraites qui apparaissent !

Il est question de supprimer la catégorie active des paramédicaux. Cette catégorie prend en compte la pénibilité d'exercice en permettant un départ anticipé à 57 ans pour certaines catégories professionnelles.

Les infirmières qui avaient opté pour la catégorie A en 2011 en avaient déjà perdu le bénéfice alors même que leurs conditions d'exercice n'avaient pas évoluées. Ce sont maintenant les professionnels des catégories B et C qui sont dans la ligne de mire !

Concrètement pour tous ces professionnels ce sont 6 ans de plus à travailler au minimum !

Quid des deuxièmes parties de carrières pour les personnes usées physiquement qui n'arrivent plus à travailler ?

Est-ce que notre gouvernement va enfin engager cette réflexion dans le même temps ?

Cette négation de la pénibilité des métiers de la santé au travers des différents textes déjà légiférés ou annoncés cette année est proprement insupportable !

Alors que les professions de santé ne parviennent plus à être attractives et que les instituts de formation tant infirmiers qu'aides-soignants ont bien du mal à faire le plein, coup après coup, le gouvernement désavoue ses agents et persiste à les maltraiter.

La rentrée de septembre promet d'être agitée car il est certain que nous ne resterons pas sans réagir à ces attaques contre des professionnels investis au quotidien dans la prise en charge des patients.

 

Céline LAVILLE

Présidente

06.64.41.78.65

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Comparer l'Infirmier Sapeur-pompier à un homme de Neandertal et le définir en voie d'extinction pourrait être une mauvaise blague mais serait déjà inapproprié et insupportable à entendre.

Cependant les faits sont bien plus graves et loin d'être anodins.

Ces propos ont été tenus par le Dr Braun, président du syndicat « Samu-Urgences de France » à l'occasion d'une intervention au congrès Urgences 2019. Propos d'autant plus assumés qu'ils s'accompagnaient d'une illustration dans son Powerpoint.
Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas là d'une boutade mais bien de la volonté de dénigrer pour mettre en avant la demande de création d'un nouveau métier !

Qu'ils soient Infirmiers Sapeurs-Pompiers, Infirmiers en soins généraux ou Infirmiers anesthésistes, nos collègues sont compétents, impliqués et démontrent par leur efficience de réelles plus-values dans la prise en charge des urgences pré hospitalières.
Le syndicat CNI les soutient face à ce qui relève plus de la logorrhée que d'éléments factuels et leur prédit une belle espérance de vie professionnelle.

Dans un contexte d'augmentation des besoins liée au vieillissement de la population et à l'explosion des maladies chroniques, le système de santé doit s'adapter,mais les évolutions nécessaires doivent se centrer en priorité, sur la prise en charge des patients et non répondre aux corporatismes et aux lobbys.

Cette prise de parole est d'autant plus incongrue que les difficultés se majorent et que plusieurs lignes de SMUR ferment. Pourquoi vouloir créer un nouveau statut ?
L'heure ne serait-elle pas plutôt à la reconnaissance et à la valorisation des compétences infirmières, tous secteurs confondus ?

Pour le syndicat CNI, la réponse aux enjeux de santé publique actuels impose la collaboration entre professionnels de santé mais cette dernière ne peut et ne pourra être qu'en s'articulant sur le respect et la reconnaissance des compétences de chacun.

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.