SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

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Une45bizCommuniqué du 15 mars 2019

Réforme de la fonction publique, c'est de la dynamite !

 

Et qu'importent les dégâts provoqués...

Des mois, des années que les organisations syndicales dénoncent la dégradation des conditions de travail, la mise en danger de la santé des agents, les suppressions de postes et de lits dans les hôpitaux. Tout aussi longtemps que les agents demandent plus de moyens humains pour exercer dans le respect des valeurs humaines et professionnelles qui les animent...

 

La guerre ouverte aux fonctionnaires !
Des planqués de fonctionnaires hospitaliers trop payés, aux montants de retraite trop élevés et qui « se la coulent douce » dans des services de soins ou des EHPAD désertés. Ce doit être ce que pense notre gouvernement de nous sinon comment expliquer les mesures envisagées par le projet de loi de réforme de la Fonction Publique ?

 

Réformer, tel est l'adage. Il faut réformer à tout prix.
Réformer les systèmes de retraites des fonctionnaires qui leur seraient trop favorables. Réformer les instances en faisant disparaître par la même occasion un grand nombre de représentants syndicaux et donc le contre-pouvoir qui pourrait les freiner : une rupture d'un dialogue social déjà bien ébréché. En effet, le projet de Loi santé prévoit la fusion des CTE de plusieurs établissements pour une instance du GHT (Groupement Hospitalier de Territoire), tandis que la réforme Fonction Publique se propose de mettre en place la fusion des CTE et des CHSCT... Concrètement, les notions de concertation, de proximité, de prévention des risques professionnels sont allègrement sacrifiées sur l'hôtel de la gestion bureaucratique à outrance. Qu'importe la santé des soignants et les besoins des usagers, la seule logique qui semble prévaloir est celle des chiffres et des indicateurs bien déconnectés de la réalité du terrain.

Permettre les recrutements sur des statuts précaires sans espoir de pouvoir un jour être titularisé... Minimiser les recours aux Commissions Administratives Paritaires (CAP) mettant ainsi un voile sur la progression de carrière des agents...

Une rémunération au mérite, en fonction de la valeur professionnelle de l'agent... et de son service !!! Valeur professionnelle basée sur un entretien annuel... Se dirige-t-on vers une rémunération à la tête du client ?

Suppression des horaires dérogatoires : plus besoin de justifier de la nécessité de continuité de service pour faire travailler en 12h, 12h30 ou tout autre horaire délétère pour la santé des agents...

 

Une véritable déclaration de guerre à l'encontre des statuts de la fonction publique !
Qu'à cela ne tienne, nous continuerons coûte que coûte à nous battre pour faire entendre la souffrance des soignants ainsi que l'urgence des besoins pour une prise en charge sécurisée et de qualité des usagers.

Nous dénonçons l'abus du recours aux ordonnances (projet de Loi Santé ou/et réforme de la Fonction Publique).

Nous invitons les soignants à entrer en résistance, réagir et à se mobiliser malgré les lourdes contraintes car, ces réformes projettent le spectre d'un avenir encore plus sombre. Se taire serait cautionner !

Rendez-vous le 19 mars 2019...

Nathalie DEPOIRE
Présidente
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lien PDF:

papy rentabilitéCommuniqué du 4 février 2019  #nosviesdabord


L'homéopathie...
pour calmer la souffrance des soignants ?

Quelques granules pour une minorité...
Madame BUZYN, notre ministre de tutelle, a annoncé aux médias et sans concertation, l'attribution d'une prime pour les Aides-soignants exerçant exclusivement dans le secteur gériatrique. Après l'affichage médiatique : rétropédalage. Cette prime ne concernerait finalement que celles et ceux ayant suivi une formation spécifique d'assistant de soins en gérontologie soit un petit pourcentage de l'effectif global. Il s'agit de quelques granules au service, non pas de quelques soignants, mais bien de la communication ministérielle.

 

Souffrance à pleins tubes...


Les mouvements de contestation dans les EHPAD ont mis en lumière l'extrême difficulté d'y exercer mais aussi les dérives sur les prises en charge. L'usure professionnelle s'est hélas installée dans la durée. Mais la situation dénoncée, puis médiatisée début 2018, dans les services accueillant nos aînés est révélatrice d'un mal bien plus profond et bien plus chronique. La réalité du terrain révèle une souffrance diffuse des personnels de santé, au-delà d'un secteur d'activité ou d'un métier en particulier.

 

Soigner ou se détruire...


Il faut dire, qu'avec les conditions d'exercice actuelles, accompagner des jeunes en souffrance, des personnes âgées dépendantes ou d'autres en fin de vie ne fait pas rêver. Comment peut-on encore choisir d'apaiser la souffrance des autres au risque de se détruire soi-même ? En terme d'attractivité, il s'agit bien d'une urgence absolue car, tandis que les besoins augmentent, les instituts et écoles peinent à recruter...

 

Vers une complémentarité efficiente des métiers de la santé ?


Il faut inventer aujourd'hui le système de santé de demain. Au regard des enjeux et des aspirations des différents acteurs du soin, il sera difficile de faire l'économie d'une grande concertation nationale. Comment la prise en charge va-t-elle évoluer et avec quels professionnels ? De quelles compétences aura-t-on besoin demain ? Avait-on vraiment besoin des assistants médicaux et pourquoi ne pas avoir mené de concertation sur le sujet ? Ne nous y trompons pas, il ne s'agit nullement d'une erreur de diagnostic, notre ministre de tutelle agit (ou n'agit pas !) en pleine conscience.

 

Pronostic vital engagé


Les professionnels de santé attendaient beaucoup de vous, Madame BUZYN mais certainement pas la création d'assistants médicaux ni d'une petite surprime pour une poignée d'Aides-soignants. Tous les professionnels de santé demandent un VRAI signe CONCRET de votre part... Un signe vital. Madame BUZYN, c'est quand vous voulez !

 

Depuis plusieurs années, le syndicat CNI alerte, les ministres changent, la dégradation de nos conditions d'exercice s'accélère et de plus en plus de vies sont en jeu.

A partir du 5 février, soignants et/ou usagers : mobilisons-nous !

#nosviesdabord #infirmieresoubliees #soignantsoublies #SoigneEtTaisToi

lien PDF:

lien vidéo Redonnez vie aux soignants:

                                                                                                                                                                                                                                                           

DSC 5962Communiqué de presse du 13 novembre 2018

 

Ma Santé 2022 #InfirmièresOubliées : Les soignants ne se laisseront pas oublier !

Annoncé en grande pompe en septembre, le plan « Ma Santé 2022 » suscitait de nombreuses attentes chez les professionnels de santé. La déception n'en a été que plus grande... Un plan très médico centré... trop médico centré... Et surtout l'absence de mesures d'urgence, concrètes et chiffrées pour les soignants en grande souffrance depuis trop longtemps.

Malgré une très légère augmentation de l'ONDAM, les moyens alloués à la santé restent nettement insuffisants. Dans tous les secteurs, les conditions de travail se dégradent. Les effectifs font cruellement défaut, impossible d'en ignorer l'impact sur les conditions de prises en charge des usagers qui ne correspondent plus aux valeurs soignantes et ne sont, parfois, même plus sécuritaires.

Alors que les professionnels de santé réclament désespérément de pouvoir retrouver un sens à leur travail, on leur répond « réorganisation », mot magique qui selon nos tutelles serait la solution à la majorité des problématiques rencontrées. Mais dans les établissements, à force de revoir les organisations de travail pour pallier aux absences, aux postes vacants, la corde est prête à rompre ...

La demande de revalorisation du point d'indice reste sans réponse alors que le coût de la vie lui ne cesse d'augmenter entraînant de plus en plus de difficultés sociales. Les primes de week-end et fériés et les primes de nuit ne répondent plus à la compensation des contraintes. En effet, les factures liées aux modes de garde des enfants obligent les professionnels à un investissement financier personnel : un comble !

Les professionnels de santé ne demandent pas mieux que d'évoluer dans leur métier mais restent aussi dans l'attente des réingénieries des formations AS AP, IBODE, puéricultrices et cadres de santé... L'évolution pour notre gouvernement semble se résumer à « faites plus avec moins et si vous n'y arrivez pas c'est que vous ne savez pas vous organiser ».

Cela n'est plus entendable et l'est encore moins lorsque l'on voit la création d'un nouveau métier "d'assistant médical" pour que les médecins gagnent du temps... Ce temps que nous, soignants, réclamons à corps et à cris pour être en capacité de prendre les usagers en charge de manière humaine tout simplement, dans le respect de nos valeurs, ce manque de temps qui nous fait quitter notre travail avec un profond sentiment d'insatisfaction, d'inachevé, voir même avec la sensation honteuse d'avoir été maltraitant.

Alors oui, nous sommes épuisés, oui, nous désespérons de nous faire entendre, mais nous ne nous résignons pas et vous continuerez à nous entendre parce que les soignants ne se laisseront pas oublier !

Le 20 novembre 2018, les blouses blanches sont appelées à la mobilisation...
Nathalie DEPOIRE
Présidente
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Lien PDF

Lien Préavis de grève

InfirmiresOubliées#InfirmieresOubliées

Communiqué du 19 octobre 2018

Mobilisation générale des infirmières, grandes oubliées du Plan Santé 2022.

Face aux grands défis du vieillissement de la population et de l'explosion des maladies chroniques auxquels est confronté notre système de santé, les infirmier.e.s, toutes modalités d'exercice confondues, attendaient de la stratégie de transformation du système de santé des mesures structurelles susceptibles d'y répondre.
La présentation du Plan Santé 2022 par le Président de la république, le 18 septembre dernier, a balayé tous leurs espoirs. En effet, la vision médico centrée de ce plan ne donne aucun moyen aux infirmier.e.s pourtant en première ligne pour relever ces défis. Face à ce mépris, considéré comme une incohérence pour le patient et notre système de santé, 13 organisations représentatives de la profession appellent à une mobilisation générale le mardi 20 novembre prochain. Uni.e.s derrière des revendications communes, les infirmier.e.s rappelleront énergiquement à nos décideurs qu'il n'y aura pas de transformation du système de santé sans reconnaissance et valorisation équitable des acteurs de première ligne.

Des compétences sous exploitées.
La raréfaction de la ressource médicale à l'hôpital et la désertification médicale en ville auraient dû conduire le gouvernement à privilégier une meilleure reconnaissance des compétences des 660 000 infirmier.e.s. en réactualisant le décret d'actes et d'exercice de 2002.
Que dire devant les réticences du ministère de la santé à réaliser la réingénierie du diplôme des infirmier.e.s de bloc opératoire diplômé.e.s d'état (IBODE) et des infirmier.e.s puériculteurs diplômés d'état (IPDE) qui traine depuis 2009. Reconnue par l'attribution d'un grade master, l'expertise avancée des infirmiers anesthésistes n'a toujours pas abouti à l'attribution d'une reconnaissance et d'un exercice professionnel à la hauteur de leurs compétences notamment dans le cadre du virage ambulatoire, du pré hospitalier et de la prise en charge de la douleur.
Au lieu de cela, la création de 4000 "assistants médicaux" apparait à la profession infirmière comme une véritable provocation : un métier dont E. Macron a précisé lui-même "qu'elle pourrait effectuer des actes médicaux simples" (donc bien au-delà de la prise des constantes) ?
La profession infirmière doit-elle accepter comme solde de tout compte la création des infirmières en pratiques avancées (IPA) dont les prérogatives promises ont été rognées par le corps médical quand parallèlement le gouvernement s'emploie à servir sur un plateau aux médecins généralistes des "secrétaires sanitarisées" payées par la collectivité ?

Des réponses inadaptées.
En 2018, avec un Objectif National des Dépenses d'Assurance Maladie (ONDAM) à 2,3%, l'hôpital a dû économiser 960 millions d'euros. Quelles économies supplémentaires seront demandées en 2019 avec un ONDAM à 2,5% ?
Les 4000 "assistants médicaux", qui pourraient être des aides-soignants, couteront 200 millions par an à la collectivité. Il aurait été plus cohérent de consacrer cet argent à créer des postes en EHPAD, lieu où les conditions de travail sont exécrables, plutôt que de présenter également cette mesure comme une possible évolution de carrière, pour ces professionnelles, dont un nombre infime profitera.
L'objectif affiché pour ce nouveau métier est de gagner du temps médical, c'est-à-dire réduire encore le temps passé avec le patient, ce qui va à l'encontre du besoin d'écoute de nos citoyens.

Une cohérence équivoque.
La diminution des durées moyennes de séjours à l'hôpital prônée par nos tutelles et voulue dans le cadre du "virage ambulatoire" devrait amener les décideurs à mettre en adéquation la nomenclature des actes infirmiers remboursés par l'assurance maladie avec les objectifs de ce "virage ambulatoire" et leurs réelles compétences. Bien que les infirmières libérales soient les dernières professionnelles de santé à se déplacer quotidiennement au domicile de leurs patients, qu'elles opèrent un maillage complet du territoire, leurs négociations conventionnelles avec l'assurance maladie se heurtent à des fins de non recevoir sur la valorisation de mesures qui sont pourtant essentielles à la réussite de ce "virage ambulatoire". (Observance thérapeutique, chimiothérapie orale, consultations de suivi, bilan de soins infirmiers...). Où est la cohérence ?

Une constante : le manque de considération pour les piliers du système de santé.
Depuis plusieurs années, s'il est une constante dans notre pays, c'est le manque total de considération pour les infirmier.e.s qui se traduit souvent par une absence criante de concertation en amont de l'élaboration de ces plans.

• Les organisations signataires demandent instamment au gouvernement de prévoir dans le PLFSS des mesures qui ne répondent pas aux seules préoccupations des médecins mais également des infirmier.e.s qui sont des acteurs incontournables du premier recours dans notre système de santé.

• Face à la dégradation des conditions d'exercice des soignants, les organisations signataires demandent instamment au gouvernement l'attribution de fonds permettant aux établissements de soins la mise en place d'effectifs proportionnels aux charges de travail (charge de travail incluant la fonction tutorale // encadrement), le remplacement de l'absentéisme ainsi que la gestion des postes aménagés.

• Comme en 2016, elles demandent l'intégration de la profession dans un processus d'universitarisation allant de la licence au doctorat.

• Elles demandent une reprise concrète de la réingénierie des spécialités afin d'apporter aux usagers du système la qualité des soins qu'ils sont en droit d'attendre.

• Dans un contexte de désertification médicale, les organisations signataires demandent instamment au gouvernement d'accorder aux 120 000 infirmières libérales, les moyens et prérogatives nécessaires pour absorber un virage ambulatoire à la hauteur des ambitions affichées. Elles réclament l'inscription dans le champ conventionnel de mesures qui sont de nature à combattre l'engorgement des services d'urgences et qui favorisent le maintien à domicile des patients, conditions essentielles à la reprise de négociations conventionnelles sereines.

C'est dans ce contexte que nous appelons toutes les infirmier.e.s de France, quels que soient leur modalité d'exercice, leur cadre de travail, toutes les organisations professionnelles et associations infirmières ainsi que les usagers à se mobiliser le 20 novembre pour défendre un système de santé de qualité, et soutenir la place essentielle des infirmières dans la stratégie de transformation du système de santé.

Fait à Paris le 19 OCTOBRE 2018

Contact Presse : Nathalie DEPOIRE : 06 64 41 78 65

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