SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

Get Adobe Flash player
FacebookMySpaceTwitterDiggDeliciousGoogle BookmarksRedditLinkedinRSS Feed

CP résultat référé mesures utiles 1Communiqué de presse — Vendredi 3 avril 2020

COVID 19 : FACE AU REFUS DU CONSEIL D'ETAT D'ORDONNER AU PREMIER MINISTRE DE REQUISITIONNER L'INDUSTRIE, LA COALITION LANCE UN APPEL AUX TEMOINS ET AUX LANCEURS D'ALERTE POUR DOCUMENTER LA PÉNURIE DE MATERIELS MEDICAUX

 

Le Conseil d'Etat nous a communiqué le jeudi 2 avril 2020 sa décision de rejeter la requête en « référé mesures utiles » que nos associations avaient conjointement déposée le lundi 30 mars.
Nous constations par cette requête que le matériel essentiel manque aujourd'hui pour lutter contre le Covid-19 : masques et protections individuelles, tests de dépistages, équipements, médicaments indispensables pour assurer la prise en charge de chaque malade, y compris des médicaments de réanimation et de soins palliatifs nécessaires pour assurer la dignité des personnes. Ces pénuries affectent également les autres malades, y compris dans les services de soins palliatifs.
Notre requête demandait au Conseil d'Etat qu'il enjoigne au Premier ministre de prendre d'urgence des mesures de réquisitions de moyens de production, notamment en réaction au manque d'effectivité des mesures pour l'instant mises en oeuvre par le gouvernement.
Mais, alors qu'il en a le pouvoir, le Conseil d'Etat a refusé de remettre en cause la gestion du COVID-19 par le gouvernement.
Il a considéré que les éléments qui étaient apportés par la coalition n'étaient pas suffisants à démontrer une insuffisance des approvisionnements.
Il a notamment estimé que les annonces de commandes à l'étranger pour la fin de l'année 2020 faites par le Président de la République le 31 mars rendaient caduques les craintes sur les pénuries actuelles de masques, alors même que les faits semblent aujourd'hui démontrer le contraire puisque les pays producteurs ont des difficultés à fabriquer, et que la compétition internationale se révèle féroce entre les acheteurs.
Il a également jugé que les annonces de consortium industriel concernant les respirateurs suffisaient à éteindre les critiques, alors même que le niveau de production ne sera pas atteint avant trois semaines et qu'aucun des autres matériels indispensables (blouses, masques, pousse-seringues, etc.) ne sera couvert.
Il a enfin évité de répondre sur les importantes atteinte au droit fondamental à la dignité humaine qui sont de plus en plus nombreuses et manifestes, alors que les soignants se retrouvent chaque jour un peu plus dépourvus des matériels et médicaments nécessaires pour traiter correctement les malades – ceux du Covid-19, mais aussi tous les autres, et face à des choix éthiques insupportables.

La coalition prend acte de la décision de refus du Conseil d'Etat.
Alors que tous les professionnels de la santé participants connaissent la gravité de la situation et l'insuffisance manifeste des mesures du gouvernement, elle est déterminée à apporter les preuves et témoignages "précis" des carences. En conséquence, afin de déposer de nouvelles requêtes au fur et à mesure que les pénuries se multiplieront, la coalition en appelle tous les soignants, acteurs de la santé publique, malades, ou simples citoyens et lanceurs d'alerte, qui ont eu à connaître des faits très récents de pénurie se rapportant à l'épidémie de Covid-19 et qui peuvent en apporter un témoignage susceptible d'être produit en justice, que ce soit sur la base de faits circonstanciés, de documents, de données, à nous faire parvenir ces informations..
A cette fin, la coalition a créé une adresse mail dédiée à ce recueil : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
Elle pourra ainsi continuer à agir et préparer de nouvelles actions dans les jours et les semaines qui viennent.
***
Contacts presse :
● Maître Jean-Baptiste SOUFRON (Avocat) : 06 48 74 15 10
● M. Paul CASSIA (ADELICO) : 01 42 96 60 00
● M. Patrick WEIL(ADELICO) : 01 42 96 60 00
● Marc-Antoine BARTOLI (ACT UP-PARIS) : 06 34 45 68 89
● Adèle SIMON (AIDES) : 06 98 68 01 68
● Professeur André GRIMALDI (Collectif Inter-Hôpitaux) : 06 71 21 73 04
● Docteur Sophie CROZIER (Collectif Inter-Hôpitaux ) : 06 03 55 28 08
● Hugo HUON (Collectif Inter-Urgences) : 06 24 71 92 50
● Céline LAVILLE (Coordination nationale des infirmières) : 06 64 41 78 65 ● Jérôme MARTIN (Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament) : 06 84 47 20 92
● Pauline LONDEIX (Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament): 06 47 98 48 58

Lien PDF :

CP mesures utile 1Act-Up Paris
ADELICO
Collectif Inter-Hôpitaux
Collectif Inter-Urgences
Syndicat CNI - Coordination nationale infirmière / interprofessionnelle
Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament
Communiqué de presse — Lundi 30 mars 2020
COVID 19 : UNE COALITION INEDITE SAISIT LE CONSEIL D'ÉTAT POUR DEMANDER, AU NOM DU
DROIT A LA DIGNITE HUMAINE, DES REQUISITIONS NECESSAIRES FACE A LA PENURIE DE
MATERIEL ET DE MEDICAMENTS
Le matériel essentiel manque aujourd'hui pour lutter contre le COVID-19 : masques, tests, équipements,
médicaments essentiels pour assurer la prise en charge des personnes malades, y compris des
médicaments de réanimation et de soins palliatifs nécessaires pour assurer la dignité des personnes.
Nos organisations s'inquiètent de l'insuffisance des moyens disponibles sur le terrain malgré les mesures
prises et annoncées par le gouvernement. Si cette insuffisance se prolongeait, elle aggraverait la
catastrophe sanitaire en cours, en violation de plus en plus manifeste de la dignité des personnes.
Pour l'empêcher, nos organisations respectives1 ont décidé de s'associer pour former une coalition
inédite en déposant ce lundi 30 mars 2020 une requête en « référé mesures utiles » devant le Conseil
d'État.
A côté des mesures exceptionnelles de confinement et de privations de certaines libertés publiques ou
individuelles, il est indispensable de mettre en place des mesures pour que la production industrielle
s'adapte à la « guerre sanitaire » déclarée, et donne aux hôpitaux les moyens d'effectuer leurs missions
dans des conditions nécessaires en termes de sécurité pour les patients et les soignants.
Cette requête fait suite aux annonces du Premier ministre Édouard Philippe le samedi 28 mars.
Même s'il a reconnu les pénuries, le Premier ministre n'a pas semblé prendre la mesure des
conséquences dramatiques de l'épidémie sur le manque et les pénuries de ces équipements, matériels et
médicaments absolument essentiels pour faire face à l'urgence de la situation.
Cette requête a donc pour but de saisir le Conseil d'État sur la gravité de la situation sanitaire, ainsi que
sur les graves atteintes à la dignité des personnes et aux menaces sur leur santé, leur vie qui en
découlent.
Une situation dramatique
Depuis le début de l'épidémie, les masques sont en quantité insuffisante. Les recommandations
concernant leur utilisation pour les professionnels de santé varient au fil du temps, s'adaptant à la pénurie et visant à limiter leur utilisation, avec une mise en danger inacceptable des personnels hospitaliers, notamment des salariés réquisitionnés.
Chaque jour, les témoignages continuent d'arriver sur les manques de masques, de blouses, de tests et même maintenant de sacs mortuaires avec une inquiétude qui grandit parmi le personnel hospitalier et un risque d'arrêt maladie qui augmente.
En outre, le personnel médical et paramédical restant une ressource très rare et particulièrement indispensable à la prise en charge des patients, il serait dramatique qu'elle vienne à manquer encore plus.
Il s'agit actuellement d'une préoccupation majeure pour les hôpitaux dans la mesure où les personnels étaient déjà en nombre insuffisant avant la crise, ce qui avait conduit à fermer de très nombreux lits, aujourd'hui rouverts en catastrophe devant l'urgence et la gravité de la situation. aux fermetures de lits.
Nous rappelons que c'est grâce à des annulations de congés et à des recrutements d'anciens personnels que des lits ont pu être rouverts et admettre les patients qui le nécessitaient.
Par ailleurs, les services hospitaliers sont aujourd'hui contraints d'utiliser « avec parcimonie » et « frugalité » certains médicaments tels que la morphine ou de rationner l'usage des curares.
Ils doivent « jongler » avec les stocks existants qui s'amenuisent, comme l'ont documenté des articles du Monde et de Mediapart la semaine dernière, avec à l'appui des compte rendus des agences régionales de santé et de la préfecture de police de Paris.
Cette situation dramatique est une atteinte à la sécurité sanitaire des personnes et à leur vie – pas d'intervention chirurgicale sans curare par exemple. C'est aussi une atteinte à leur dignité – notamment pour les personnes en fin de vie qui risquent de ne pas avoir accès à la sédation profonde et de mourir en souffrant, étouffées, angoissées, sans possibilité d'apaisement.
Cette situation renforce par ailleurs les vulnérabilités des personnes exclues et les inégalités.
Prendre les mesures de réquisitions nécessaires
La situation ne fera qu'empirer si les décisions nécessaires ne sont pas prises dès maintenant.
Le gouvernement qui a pourtant reconnu des difficultés majeures à venir, liées à la pénurie mondiale de ces médicaments, n'a semble-t-il pas encore envisagé des mesures fortes comme des réquisitions.
Pourtant, celles-ci pourraient sauver des vies si elles étaient prises aujourd'hui.
Face à cette pandémie sans précédent, et à l'urgence extrême de la situation (pic de l'épidémie en cours en France), il n'est pas possible de se contenter d'une réponse « proportionnée ».
La France dispose du savoir-faire, des infrastructures, capacités industrielles, notamment de production, pour mettre en place des mesures décisives maintenant. La production nationale de masques, de ventilateurs mécaniques et de matériels de réanimation comme des pousses seringues qui manquent pour prendre en charge les patients en réanimation et dans d'autres services de soins intensifs (y compris pour des patients non COVID) et pour accompagner les patients en fin de vie, permettrait de répondre à la demande qui ne cesse d'augmenter avec des stocks qui s'amenuisent chaque jour.
Les experts du marché de la matière première, comme le pharmacologue Andrew Hill, sont formels : la Chine et l'Inde ayant dû ralentir leur production et faisant face à une demande exponentielle pour les mêmes molécules, ils ne seront pas à même de fournir la demande et les pays ayant commandé devront trouver d'autres solutions.

Il est donc urgent de ne pas repousser des décisions qui sont nécessaires pour sauver des vies dès aujourd'hui. Les médicaments qui sont actuellement sous tension sont pour leur grande majorité dans le domaine public. Ils ne sont plus sous brevet, et la production de la matière première est possible en France.
La production nationale de ces médicaments et de leur matière première, permettra également d'aider nos voisins européens et des pays du Sud par la suite
Décider de programmer au niveau national de la production est le meilleur moyen d'éviter un rationnement des matériels médicaux et de protection et une rupture générale des médicaments indispensables à la prise en charge des patients. Ne pas répondre à la pénurie conduirait à de graves pertes de chance pour les patients et aboutirait à des choix de priorisation difficiles et questionnables d'un point de vue éthique.
Nous attendons de notre gouvernement qu'il mette tout en oeuvre pour protéger ses personnels hospitaliers indispensables à la gestion de la crise actuelle et qu'il leur donne les moyens d'assurer des soins en préservant la dignité des personnes.
Aujourd'hui, compte-tenu de l'extrême urgence de la situation, seules des actions fortes comme des réquisitions, prises sans tarder, pourraient permettre d'éviter un drame et un scandale sanitaire majeur à notre pays.
C'est la raison pour laquelle nous avons saisi en urgence le Conseil d'Etat afin qu'il décide des mesures nécessaires pour assurer la dignité des personnes et la sécurité sanitaire du pays.
En parallèle, il va de soi qu'une telle action devra être coordonnée à l'échelle européenne pour garantir la sécurité sanitaire de la population.
***
(1 Les requérants sont des personnes individuelles, ainsi que Act Up-Paris, ADELICO, le Collectif Inter-Hôpitaux, le Collectif Inter-Urgences, la
Coordination nationale des infirmières, l'Association des Victimes, Malades et Impactés du Corona Virus. L'Observatoire de la
transparence dans les politiques du médicament soutient la démarche.)

 

Contacts presse (merci d'indiquer un numéro de téléphone) :

  • Maître Jean-Baptiste SOUFRON (Avocat) : 06 48 74 15 10
  • M. Paul CASSIA (ADELICO) : 01 42 96 60 00
  • M. Patrick WEIL(ADELICO) : 01 42 96 60 00
  • Marc-Antoine BARTOLI (ACT-UP PARIS) : 06 34 45 68 89
  • Professeur André GRIMALDI (Collectif Inter-Hôpitaux) : 06 71 21 73 04
  • Docteur Sophie CROZIER (Collectif Inter-Hôpitaux ) : 06 03 55 28 08
  • Hugo HUON (Collectif Inter-Urgences) : 06 24 71 92 50
  • Céline LAVILLE (Coordination nationale des infirmières) : 06 64 41 78 65

Jérôme MARTIN (Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament) : 06 84 47 20 92

  • Pauline LONDEIX (Observatoire de la transparence dans les politiques du médicament): 06 47 98 48 58
  • Lien PDF :

 

 

Photo article non validéeLettre ouverte du 24 mars 2020

Monsieur le Président de la République

Depuis des années, le Syndicat CNI revendique, se mobilise et dénonce les conséquences délétères des restrictions budgétaires, mais nous n'avons pas été entendus...
Nous avions alerté sur les difficultés et exprimé notre inquiétude sur les capacités des hôpitaux à pouvoir faire face à une crise sanitaire, mais nous n'avons pas été entendus...
Face à cette crise sans précédent, le besoin d'équipements de protections est énorme, en ville comme dans les établissements, pour les professionnels de santé, les ambulanciers, les pompiers, les auxiliaires de vies, les forces de l'ordre, ..., les stocks d'état n'ont pas été là, ils commencent seulement à être livrés ou partiellement livrés, c'est factuel.
La population l'a, elle, bien comprit, et c'est grâce à un formidable élan de solidarité que nombre de professionnels peuvent se protéger, même si certaines carences demeurent.
En clair, nous professionnels de santé avons besoin :

  • De masques en quantité, de lunettes de protection, de sur blouses et de combinaisons étanches pour nous protéger,
  • De respirateurs et de médicaments pour soigner nos concitoyens,
  • De chambres d'hôtels comme vous l'avez promis, de taxis pour rentrer chez nous épuisés et de repas dans nos services pour que nos temps de repos soient de vrais temps de repos.

Nous ne devrions pas avoir besoin de le demander puisque vous nous l'aviez promis mais entre vos annonces et le terrain il y a comme une énorme tranchée...
L'heure des questions, des identifications de responsabilités, viendra...mais l'urgence est ailleurs.
Lors de votre prise de parole télévisée du 16 mars, Monsieur le Président de la République, à 6 reprises, vous avez déclaré que nous étions en guerre.

  • Alors, Monsieur le Président, si nous sommes en guerre, faites donc cesser les dissonances de discours entre les ministres qui appellent à rester à la maison et ceux qui appellent à travailler pour penser à l'économie !
  • Alors, Monsieur le Président, si nous sommes en guerre, aider à convertir, en urgence, certaines entreprises pour produire des masques (chirurgicaux et FFP2), des sur- blouses et des combinaisons étanches, des respirateurs, des médicaments définis par les experts...
  • Alors, Monsieur le Président, si nous sommes en guerre, et que ceux qui hier étaient méprisés sont devenus vos fantassins, armez les de manière adaptée !

Alors, Monsieur le Président, si nous sommes en guerre et comme vous l'avez dit le 16 mars « quoiqu'il en coûte », faites assurer la logistique : mises à dispositions d'hôtels pour les personnels, d'aide aux transports, de repas, ...

  • Alors, Monsieur le Président, si nous sommes en guerre, permettez-nous de souligner que si nous, professionnels de santé, en ville comme au sein de nos établissements publics et privés nous répondons présents, c'est avant tout en professionnels. Notre action n'attend pas la reconnaissance de la nation et encore moins des médailles à titre posthume !
  • Alors, Monsieur le Président, si nous sommes en guerre, croyez bien que l'histoire et les citoyens ne retiendront pas les discours mais les actes !

Céline LAVILLE
Présidente Syndicat CNI

Lien PDF:

logo CNIMonsieur le Président

 

C'est avec beaucoup d attention que nous avons suivi votre allocution ce jeudi 12 mars 2020.

 

Nous avons entendu vos propos ô combien élogieux et reconnaissants vis-à-vis des soignants.

 

Nous avons bien entendu combien la France compte sur nous pour faire face à la crise sanitaire que nous traversons et combien vous comptez sur notre professionnalisme et notre abnégation pour prendre en charge tous les usagers de notre système de santé, tant ceux qui sont atteints du Covid 19 que tous ceux qui souffrent d autres pathologies.

 

Nous vous avons bien entendu dire que "la santé n'a pas de prix" et que vous ferez tout ce qui est nécessaire quel qu'en soit le coût.

 

Alors oui, comme nous l'avons toujours été, nous soignants sommes là pour répondre à l'urgence de la situation.

Oui nous sommes sur le front, en première ligne et nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour répondre aux besoins de tous les français.

 

Mais comment vous traduire la colère et la tristesse que nous ressentons à l'écoute de vos déclarations ?

Voilà plusieurs années que nous vous alertons sur notre situation, sur l'épuisement professionnel qui grandit, sur les manques d'effectifs, sur le manque d'attractivité des métiers de la santé que l'inaction gouvernementale qui perdure depuis 10 ans a engendré!

 

2019 a été une année de mobilisations massives des professionnels de santé qui vous ont appelés à l'aide et auxquels vous n'avez pas répondu.

 

Aujourd'hui c'est vous qui demandez notre aide… Contrairement à vous, nous répondrons présents, autant que nous le pourrons…

 

Nous espérons sincèrement que nous trouverons l'énergie nécessaire pour faire face sur la durée mais notre propre santé a été mise à mal ces dernières années et jusque là vous n'avez rien fait pour la préserver alors nous ne pouvons qu'espérer…

 

Nous ne sommes pas des supers héros invincibles : faites en sorte que nous ayons chaque jour le matériel nécessaire pour nous protéger et prendre en soins les usagers.

 

Nous sommes des professionnels de santé responsables, investis et engagés, nous vous demandons d'en faire de même pour que vos propos ne soient pas que des belles paroles, trop souvent entendues et qu'elles soient enfin suivies d'actes forts, immédiats et suffisants pour répondre à l'urgence de la situation d'aujourd'hui et s'inscrivent dans la durée.

Oui vous pouvez compter sur nous, à vous de prouver que l'inverse est possible.

 

Céline LAVILLE

Présidente Syndicat CNI