SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

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logo CNILe Syndicat CNI a eu connaissance du cahier des charges de la formation modulaire à destination des agents de services hospitalier (ASH) pour participer aux soins d'hygiène, de confort et de bien-être de la personne âgée.


Cette formation est accessible depuis le 15 décembre 2020 et jusqu'au 2 juillet 2021.


Le Syndicat CNI ne cautionne pas et dénonce cette formation de 10 jours seulement !


A l'heure où le Ségur de la santé accorde aux aides-soignants la montée en compétences avec la réingéniérie de leur formation et une reconnaissance de leur métier avec un passage en catégorie B, nous trouvons aberrant de former en 10 jours des agents pour participer aux soins auprès des personnes âgées.


Il s'agit là d'un manque de considération considérable envers les aides-soignants, c'est irrespectueux pour nos aînés et cela ne peut que mettre en difficulté des professionnels formés à la va vite.

Cela va à l'encontre des demandes de reconnaissance de cette profession.


Par ailleurs, qu'en est-il de la responsabilité des aides-soignants puisque ces ASH travailleront sous leur "supervision" ?

 

Cette formation va permettre aux établissements d'avoir de la "main d'œuvre" moins rémunérée qu'un aide-soignant mais également de répondre à un manque d'effectif que le manque d'attractivité de la profession a grandement participé à accroître.


La crise sanitaire a bon dos !


Si un réel travail sur la reconnaissance des compétences et responsabilités du métier d'aide-soignant avait été réalisé il y a plusieurs années, comme nous le revendiquions, nous ne serions pas dans cette situation !


A force de ne réagir qu'à retardement et de ne pas avoir écouté les acteurs du terrain ces vingt dernières années, aujourd'hui nos tutelles bradent, sans scrupule, la profession d'aides-soignants au dépend de la qualité des soins.


Quel manque de respect à l'égard de ces professionnels !


Honte à eux !

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
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AS experts du prendre soin

En ces temps de crise sanitaire, où la Covid19 est omniprésente dans notre vie, le monde de la santé, déjà mis à mal par les décisions inadmissibles des gouvernements successifs, est malade. Les différents métiers paramédicaux dont celui d’Aide-Soignant n’attirent plus.

Aujourd’hui, les écoles formant nos futurs aides-soignants voient, pour certaines d’entre elles, les 2/3 de leurs places restées vacantes. Le nombre de postulants a chuté passant de 105 000 en 2013 à 79 175 en 2017. L’observatoire du GERACFAS estime que les IFAS ont enregistré une baisse de 37 % du nombre de candidats entre 2016 et 2018 alors que le gouvernement par le biais du ministère évoque le chiffre de 50 % pour la même période. En 2019, la date de clôture de dépôts de dossiers de candidature a d’ailleurs dû être repoussée, certains centres ayant même organisé des journées « portes ouvertes » afin de booster les inscriptions. Il faut dire que le métier d’Aide-Soignant était déjà mal considéré et ceci bien avant le début de la crise sanitaire actuelle :

- absence de reconnaissance des directions d’établissement,

- absence de reconnaissance de certains patients et de leur famille,

- absence de reconnaissance de certains médecins,

- un salaire à peine plus élevé qu’un SMIC ne reflétant pas les responsabilités ni l’investissement des aides-soignants,

- un manque de personnel et de moyens pouvant mener à un épuisement professionnel.

 

Certes, les applaudissements journaliers à 20h pendant le confinement mettaient du baume au cœur mais ils ne peuvent rivaliser avec le sentiment d’abandon ressenti pendant cette crise et ceci malgré la prime COVID, les augmentations de salaire décidées pendant le Ségur de la santé, les promesses non tenues pour certaines et partielles pour d’autres (par ex : la reconnaissance de la COVID19 en maladie professionnelle uniquement pour les personnels ayant été sous oxygénothérapie ou dont l’état a nécessité une autre forme d’assistance respiratoire).

Comment demander à autrui de se former pour prendre soin des autres alors que peu de gens prennent soin des Aides-Soignants ? Faire ce métier demande un certain don de soi, de l’empathie, de l’abnégation.

Etre Aide-Soignant, c’est aussi un peu s’oublier, oublier les siens tous ces week-end, ces jours fériés, ces nuits… pour prendre soin des autres.

Les Aides-Soignants ont parfois tendance à oublier la joie et l’espoir qu’ils répandent autour d’eux. Ils exercent une profession très noble et jouent un rôle essentiel dans le prompt rétablissement des patients. Ils prônent en priorité la reconnaissance de leur métier. C’est d’ailleurs dans le cadre du plan « Ma santé 2022 » qu’a été annoncé un nouveau référentiel prévoyant le transfert de 27 actes aujourd’hui exclusivement dédiés aux infirmiers (réfection de pansement simple, retrait de perfusion sous-cutanée, aspiration endotrachéale…) car les Aides-Soignants ne souhaitent plus apparaître comme de simples subordonnés des infirmiers et entendent devenir des collaborateurs à part entière avec des rôles précis dans la chaîne des soins.

C’est pourquoi, aujourd’hui, ils se battent pour rendre leur quotidien et celui des patients un peu plus agréable chaque jour.

 

Ensemble, battons-nous pour un meilleur avenir !

Anne-Claude PALA Aide-Soignante en Radiologie

Christian VIEGAS Aide-Soignant en Réanimation

Hôpital Saint-Joseph / Marseille

stressbizMonsieur Macron a dit la semaine dernière en regardant dans les yeux les soignants de l’hôpital ROTHSCHILD qu’il y avait un problème “d’organisation”.

 

Encore une fois, le gouvernement nous apporte la preuve qu’il ne nous écoute pas.

 

La désillusion laisse place au désespoir.

 

Aujourd’hui, malgré la hausse des salaires, les soignants épuisés physiquement et psychologiquement quittent massivement leurs établissements.

Le taux d'absentéisme est en hausse de façon significative. L’attractivité des métiers n’est toujours pas au rendez-vous et les établissements n’arrivent pas à recruter.

 

A l’heure où la deuxième vague arrive, les soignants sont angoissés et ne savent comment ils vont réussir à affronter de nouveau cette déferlante. Vidés de leur énergie par une première vague plus qu’éprouvante, dans quelles ressources aller puiser dorénavant?

 

Les promesses d’hier sont lettres mortes aujourd’hui ; rappelons ce scandaleux décret sur la reconnaissance automatique du Covid 19 en maladie professionnelle qui, en mars, selon M VERAN, ne devait “pas faire débat… et c’est la moindre des choses…” : une nouvelle tromperie de nos tutelles…

 

Quel que soit leur terrain d’exercice, public, privé, libéral, hôpital, EHPAD ou centre médicosocial, les professionnels de santé n’ont plus confiance en ce gouvernement qui leur a déjà trop menti… Les injustices continuent, pour exemple ces personnels du médicosocial au statut de fonctionnaires hospitaliers qui n’auraient pas le bénéfice des augmentations salariales de ces mêmes hospitaliers… On marche sur la tête…

 

Et pourtant, sans scrupule et sans rougir, nos tutelles nous demandent de continuer à nous surinvestir au péril de notre santé, au détriment de notre vie privée, au service des français…Elles continuent à faire appel aux soignants pour s’inscrire dans la réserve sanitaire et ainsi venir combler les manques d’effectifs qu’elles ont elles-mêmes participé à creuser par leur absence d’écoute et d’action pour renforcer l’attractivité de nos métiers.

 

A la désillusion s’ajoute alors la tristesse d’assister au déclin d’un système de santé poussé dans ses retranchements.

 

Le va-tout “Ségur de la santé” sorti tous les jours en réponse aux nombreuses questions et revendications qui perdurent ne suffira pas.

 

NON le Ségur n’est pas la réponse à tout car l’urgence d’hier est devenue l’impératif d’aujourd’hui et les professionnels de santé ne pourront pas attendre demain une hypothétique prise de conscience du gouvernement.

 

Le Syndicat CNI soutient et rejoint l’appel à mobilisation du 15 octobre 2020.

Céline LAVILLE

Présidente

06.64.41.78.65

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COVID reconnaissanceAu moment où le gouvernement en appelle à renforcer la vigilance devant une recrudescence des cas de Covid 19 et des hospitalisations,comment tolérer le décret relatif à la reconnaissance en maladie professionnelle de ce virus dont tant de soignants ont été victimes ?!

 

Au moins de mars, M Véran déclarait :


"Aux soignants qui tombent malades, je le dis: le coronavirus sera systématiquement et automatiquement reconnu comme une maladie professionnelle et c'est la moindre des choses. Il n'y a aucun débat là-dessus comme il n'y aura jamais aucun débat dès lors que les mesures annoncées iront dans le sens de la plus grande protection possible de ceux qui sont sur le terrain"

 

Une fois de plus, la belle promesse n'aura pas vu le jour et seules les personnes ayant nécessité « une oxygénothérapie ou toute autre forme d'assistance respiratoire" pourront être reconnues de manière automatique.


Pour les autres, qui auront parfois dû s'arrêter plusieurs semaines, qui aujourd'hui encore souffrent d'asthénie, d'essoufflement, de douleurs articulaires, de détresse psychologique, de troubles neurologiques etc..., ce sera le parcours du combattant, sans aucune certitude d'une issue favorable!


Un scandale au regard de l'investissement sans faille des soignants et de la méconnaissance des suites de cette maladie !

Quel sera le prochain couteau qui nous sera planté dans le dos ? Une réforme des retraites qui niera la pénibilité de nos métiers ? De nouvelles fermetures de lits ? Une nouvelle législation sur le temps de travail qui nous rendra encore plus corvéables à merci qu'aujourd'hui ?

 

L'augmentation de 183 euros nets mensuels est une première avancée non négligeable au regard de l'absence de revalorisation totale depuis de nombreuses années, mais demeure loin des 300 euros attendus.

Les heures supplémentaires continuent de s'accumuler, tout comme les rappels sur les jours de congé. Où sont les 15000 postes supplémentaires promis ?
Qu'en est-il de la revalorisation des primes de contraintes (prime de nuit, de dimanche...) ?
Qu'en est-il des revendications d'augmentations du nombre de lits et de la garantie de matériels suffisants pour des prises en soins efficientes et sécuritaires ?
Les pénuries perdurent !

 

A l'heure où tous craignent la deuxième vague, les soignants eux, épuisés et désabusés se demandent comment continuer à faire face alors que la reconnaissance n'est toujours pas au rendez-vous !

 

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
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