SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

Get Adobe Flash player
FacebookMySpaceTwitterDiggDeliciousGoogle BookmarksRedditLinkedinRSS Feed

Comparer l'Infirmier Sapeur-pompier à un homme de Neandertal et le définir en voie d'extinction pourrait être une mauvaise blague mais serait déjà inapproprié et insupportable à entendre.

Cependant les faits sont bien plus graves et loin d'être anodins.

Ces propos ont été tenus par le Dr Braun, président du syndicat « Samu-Urgences de France » à l'occasion d'une intervention au congrès Urgences 2019. Propos d'autant plus assumés qu'ils s'accompagnaient d'une illustration dans son Powerpoint.
Ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas là d'une boutade mais bien de la volonté de dénigrer pour mettre en avant la demande de création d'un nouveau métier !

Qu'ils soient Infirmiers Sapeurs-Pompiers, Infirmiers en soins généraux ou Infirmiers anesthésistes, nos collègues sont compétents, impliqués et démontrent par leur efficience de réelles plus-values dans la prise en charge des urgences pré hospitalières.
Le syndicat CNI les soutient face à ce qui relève plus de la logorrhée que d'éléments factuels et leur prédit une belle espérance de vie professionnelle.

Dans un contexte d'augmentation des besoins liée au vieillissement de la population et à l'explosion des maladies chroniques, le système de santé doit s'adapter,mais les évolutions nécessaires doivent se centrer en priorité, sur la prise en charge des patients et non répondre aux corporatismes et aux lobbys.

Cette prise de parole est d'autant plus incongrue que les difficultés se majorent et que plusieurs lignes de SMUR ferment. Pourquoi vouloir créer un nouveau statut ?
L'heure ne serait-elle pas plutôt à la reconnaissance et à la valorisation des compétences infirmières, tous secteurs confondus ?

Pour le syndicat CNI, la réponse aux enjeux de santé publique actuels impose la collaboration entre professionnels de santé mais cette dernière ne peut et ne pourra être qu'en s'articulant sur le respect et la reconnaissance des compétences de chacun.

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

urgencesLe Syndicat CNI soutient l'appel à mobilisation du 2 juillet du collectif inter urgence.

Après plusieurs mois de mobilisation et alors que le mouvement s'amplifie, Mme Buzyn, ministre de la santé, a répondu le 14 juin en annonçant :

"La généralisation et la revalorisation d'une prime de risque versée dès juillet à tous les professionnels des services d'urgence (hors médecins)."
Si celle-ci est un début de reconnaissance de la surexposition des personnels des urgences, elle ne peut être LA solution aux situations actuelles.

Cette montée en puissance de la violence est notamment liée au manque de lits d'aval, aux temps d'attente majorés, au manque de temps du personnel pour donner des informations aux patients, aux difficultés d'accès à la médecine de ville.

Il est impératif de cesser les fermetures de lits, toutes les réorganisations du monde ne sauront en créer lorsqu'il n'y en a plus dans l'hôpital. Il faut dès à présent augmenter les capacités d'accueil des SSR et des EHPAD afin de désengorger les services de soins de patients âgés, plus ou moins dépendants, en diminuant leurs temps d'hospitalisation.

Madame Buzyn parle d'un budget pour des recrutements dans les établissements ressentant des tensions cet été mais de quoi parle-t-on? De nouveaux emplois précaires? Les hôpitaux fonctionnent à flux tendu depuis trop longtemps épuisant ses personnels jusqu'à l'extrême! Les "tensions" c'est tous les jours, les recrutements s'imposent et de manière pérenne!

Pour ce qui est d'une prime de coopération entre les professionnels : il est ici question des protocoles de coopération prévus par l'article 51 la loi HPST du 21 juillet 2009.
Ils permettent, ni plus ni moins, la validation légale de glissements de tâches. Outre le fait que cela signifie ajouter encore une charge de travail aux professionnels déjà débordés, ces protocoles n'ont qu'une valeur locale et ne sont donc pas transposables d'un établissement à un autre.

Que dire du plafonnement des heures supplémentaires rehaussé à 20h/mois...des heures qui augmentent l'épuisement professionnel. Si les agents font des heures supplémentaires c'est à cause du manque de personnel encore une fois!

Si les personnels des urgences sont en premières lignes face à la violence, ce sont tous les services de l'hôpital qui sont impactés par une politique de santé trop éloignée des réalités du terrain.
Il serait temps de regarder la vérité en face car si le feu a pris aux urgences la chaleur pourrait bien se répandre et embraser tout le secteur hospitalier.

 

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

loisante48bizCommuniqué du 24 juin

Le Syndicat CNI rejoint l'appel à mobilisation du 27 juin et s'élève contre le projet de réforme de la fonction publique.

Le Syndicat CNI persiste à dénoncer une réforme visant à pénaliser les agents de la fonction publique.

Alors que les fonctionnaires subissent le gel du point d'indice depuis plusieurs années et voient leur pouvoir d'achat diminuer, le gouvernement veut instaurer une rémunération au mérite et remet en cause les accords des 35h/32h30 !

Un recours accru aux contractuels préfigure la mort du statut de fonctionnaire et provoquera une précarisation des emplois.
La refonte des instances verra une diminution du dialogue social et du temps dédié aux représentants des personnels.

Le 27 juin 2019 nous exigeons notamment :

  • Le dégel de la valeur du point d'indice,
  • La revalorisation salariale de tous les professionnels de santé au regard de leurs responsabilités et compétences,
  • La reconnaissance de la pénibilité professionnelle,
  • La suppression de la journée de carence,
  • Le maintien des CHSCT et des compétences des commissions administratives paritaires,
  • Le respect des accords 35h /32h30.

Le gouvernement diabolise les fonctionnaires, en les considérants comme des fainéants et des profiteurs, avantagés de la société.

Le Syndicat CNI appelle les professionnels et les usagers à s'unir pour faire barrage à une réforme qui vise à détruire le service public !

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lien pdf :

couv fb - CopieCommuniqué de Presse du 11 juin 2019

Voilà des années que le Syndicat CNI alerte sur la dégradation des conditions de travail dans les hôpitaux.
Des années que nous portons nos dossiers à l'Assemblée Nationale, au Ministère, à l'Elysée ...
Des années encore que nos tutelles nous répondent « nous vous entendons » !
Et pourtant rien ne change !

Nous avons demandé la mise en place d'indicateurs de charge de travail pour évaluer les besoins réels en personnel; exposé les risques encourus à diminuer le nombre de lits dans nos établissements.
Nous avons prévenu des dangers pour les agents, les patients et leur sécurité.
Les services fonctionnent à flux tendu en permanence. Les soignants sont épuisés par les rappels incessants sur leurs jours de repos et Mme Buzyn en réponse les accusent d'arrêts maladies abusifs !
Nos hôpitaux manquent de personnels, de moyens matériels, de lits.

Les quelques propositions avancées ne verront pas leurs effets avant plusieurs années.
Les cris de détresse qui émanent des services d'urgences aujourd'hui sont l'écho de ce qui se passe dans tous les services.

C'est tout le système de santé qui vacille pendant que nos tutelles se cachent derrière des moyennes qui ne parviennent même plus à camoufler la réalité du quotidien.

Ça n'est pas une prime de risque qui solutionnera les difficultés.
Pour que la situation s'améliore enfin, il faut donner les moyens humains de répondre aux besoins de la population, élargir le droit à prescription des infirmiers, redonner de l'attractivité aux métiers de la santé. Les grilles salariales doivent être revues à hauteur des compétences et responsabilités de chacun.

Mais nos tutelles ont-elles vraiment à cœur de sauver la qualité de notre système de santé avant qu'elle ne devienne une légende ?

Le Syndicat CNI, à l'instar de tous les soignants, ne baissera pas les bras et va continuer à dénoncer la maltraitance subit par les professionnels de santé jusqu'à ce que nous soyons plus qu'entendus, écoutés et que les choses changent vraiment dans l'intérêt de tous !

Céline LAVILLE
Présidente du Syndicat CNI
06 64 41 78 65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Lien PDF: