SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

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ehpadCommuniqué du 31 mai 2018

Prise en charge du vieillissement : Un début de réponse ?

Le discours de clôture de la Ministre des Solidarités et de la Santé, lors de la journée des départements de la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie, a été l’occasion de présenter sa feuille de route pour relever le défi de la prise en charge du vieillissement à court et moyen terme…
 
Après les multiples alertes médiatisées et les mobilisations répétées, le dossier de presse ministériel qui met en exergue un diagnostic partagé, notamment concernant les chiffres clés présentés, pose les grandes lignes des mesures à venir…
 
Notre organisation note plusieurs éléments de réponses importants tels la notion de prévention de la perte de l’autonomie, l’attention portée aux aidants, l’annonce du lancement d’un plan métier et compétences, l’objectif de développer les soins sur les lieux de vie, le renforcement des équipes mobiles de gériatrie.
 
Le syndicat CNI prend acte de la volonté affichée d’augmenter le nombre de soignants exerçant en EHPAD par l’accélération de la montée en charge de la réforme de la tarification des soins dans ces établissements qui était programmée jusqu’en 2023 en rapprochant le terme à 2021. Ce qui constitue un effort supplémentaire de 143 M€ qui s’ajoute aux 217 M€ déjà prévus sur la période, soit au total 360 M€ de 2019 à 2021.
 
Par ailleurs, nous accueillons très positivement la décision de sécuriser les prises en charges nocturnes en EHPAD par une présence infirmière accrue (budget affiché : 36 M€ dont 10 M€ en 2018, 10 M€ en 2019 et 16 M€ en 2020). Nous avons cependant de fortes réserves au regard de la volonté de définir ces postes infirmiers par des astreintes mutualisées entre plusieurs établissements d’un même territoire. En effet, cette définition pourrait d’une part rapidement se révéler insuffisante face à la croissance du niveau de dépendance des résidents et d’autre part générer des difficultés de recrutement.
 
La feuille de route pose également l’annonce de la réouverture des travaux de réingénierie de formation des aides-soignants suspendus depuis de longs mois puisqu’elle précise que les référentiels d’activités, de compétences et de formation de ces derniers seront revus d’ici mars 2019.
 
Plusieurs points positifs donc, ce qui acte une réelle avancée mais ce dialogue qui s’ouvre doit se poursuivre pour permettre à la fois de garantir l’adéquation des moyens alloués aux besoins réels, mais aussi de promouvoir une attractivité vers les professions incontournables comme infirmières, aides-soignants, assistants en gérontologie par la reconnaissance des contraintes (prime de nuit, dimanches et fériés, de la pénibilité avec la bonification au 1/5ème et des compétences par des revalorisations salariales).
Le syndicat CNI reste donc néanmoins très vigilant sur le suivi et la mise en oeuvre de cette feuille de route et appelle les professionnels à rester mobilisés pour garantir une prise en charge décente de nos aînés.
Nathalie DEPOIRE,
Présidente du Syndicat CNI
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lettre T rectoProfessionnels de santé et si vous sollicitiez directement votre président de la République ?
Depuis plusieurs années, de fortes contraintes économiques pèsent sur les établissements publics induisant une forte dégradation de nos conditions de travail. Nombre de professionnels décrivent une perte de sens, une course à l’acte imposée et le sentiment d’être des pions ballottés allègrement au gré des besoins de remplacement, au mépris de l’expérience et des compétences.
Depuis de trop longs mois, le malaise hospitalier croît et les blouses blanches souffrent en silence dans l’indifférence générale…
Suite à la forte médiatisation du S.O.S lancé en septembre 2016 par le syndicat CNI, Marisol TOURAINE, alors Ministre de la Santé, avait présenté sa stratégie « d’amélioration de la qualité de vie au travail » en décembre 2016. Mais qu’en est-il aujourd’hui ?
Si le terme QVT apparait dans certaines réunions ou certains écrits, et notamment pour répondre aux exigences de la Haute Autorité de Santé, sur le terrain, force est de constater l’absence d’amélioration.
Si ses discours confirment « un système à bout de souffle », notre actuelle Ministre de la Santé le Pr Agnès BUZYN nous demande avant tout… de nous réorganiser ! Bref, rien de bien nouveau car, cet air là, nous le connaissons par coeur, nous les hospitaliers. Point d’amélioration donc mais plutôt de nouvelles dégradations !
En effet, si un changement de gouvernement pouvait nous donner l’espoir… la réalité du quotidien n’en témoigne pas... loin de là ! Mais, aux difficultés viennent s’ajouter les multiples attaques contre le Service Public et les agents de l’Etat :
  • gel du point d’indice,
  • recul du PPCR (revalorisations annoncées et reportées),
  • suppressions de postes,
  • atteintes aux instances CAP et CHSCT,
  • suppression des prestations CGOS ( adoption, naissance, décès) et retrait annoncé des prestations maladies et retraite
Professionnels de santé, nous ne pouvons pas rester silencieux en regardant le nombre de départ se multiplier (départ de la Fonction Publique, changement de profession, abandon des études, suicides…).
Le syndicat CNI vous invite à découper la carte T en bas de page, à la compléter de vos noms, prénoms, profession, numéro de département et signature. Vous pourrez ensuite la déposer à vos représentants CNI pour envoi groupés ou la poster sans l’affranchir.
Quelques minutes de votre temps pour exiger avec le syndicat CNI :
  • de redonner vie aux soignants,
  • la définition des compétences (IDE, AS, ASH …) en adéquation avec la charge de travail,
  • l'attribution de fonds permettant aux établissements de soins la mise en place d’effectifs proportionnels aux charges de travail, le remplacement de l’absentéisme ainsi que la gestion des postes aménagés,
  • une légitime revalorisation de nos compétences et responsabilités,
  • une hausse de notre pouvoir d’achat qui ne fait que diminuer,
  • une augmentation de nos primes. La continuité de service exige une présence 24h/24 et 7j/7. La prime de nuit actuelle ne correspond même pas à la majoration de la facture pour les frais de garde génèrés par les nuits effectuées.
Le Syndicat CNI

Le 22 mai rveillez vousCommuniqué du 16 mai 2018

Les personnels n’en peuvent plus d’être sans cesse sollicités sur leurs jours de repos pour venir remplacer leurs collègues. Les agents sont usés de travailler au mépris des valeurs qui leur ont fait choisir leur profession, usés par des conditions de travail dégradées et des contraintes de plus en plus nombreuses et chronophages.
 
Des soignants « à bout »…
 
Chaque jour est une course contre le temps pour tenter de répondre à une charge de travail qui ne cesse de croître, les heures supplémentaires s’accumulent sur les compteurs sans pouvoir être récupérées ou payées. Aux revendications des soignants, le gouvernement ne répond que par des contraintes supplémentaires, ré-instauration du jour de carence depuis janvier 2018, gel du point d’indice, report de la mise en oeuvre du PPCR…
Les mesures sociales sont elles aussi attaquées, après la suppression des prestations (naissance, adoption, décès…), ce sont, à présent, les prestations maladies et retraites du CGOS qui sont visées !
 
Pas d’amélioration à l’horizon…
 
Le nombre de personnes âgées dépendantes est en constante augmentation, mais quelle surprise ! N’a-t-on jamais entendu parler du baby-boom post 2ème guerre mondiale ? Ne savions nous pas que ces bébés des années 50 allaient grandir et vieillir ? Ne nous attendions nous pas à ce que l’espérance de vie augmente ? Face à l’explosion des maladies chroniques et aux projections pour 2030, l’OMS alerte. Le flux de patients vers nos établissements de santé ne s’amenuise pas et tous les indicateurs mettent en exergue une croissance forte de ce dernier à venir.
 
Les moyens alloués nettement insuffisants…
 
Le gouvernement évoque un deuxième jour de solidarité afin de financer la dépendance liée au vieillissement. Mais cela ne serait qu’une goutte d’eau dans l’océan des besoins, une goutte d’eau en termes de ressources. Mais pour les soignants la goutte d’eau qui pourrait faire déborder le vase !
Le syndicat CNI rejoint l’appel du 22 mai et appelle les soignants à se mobiliser en nombre pour exiger des rémunérations à hauteur de leurs compétences et responsabilités, la reconnaissance de leurs contraintes et pénibilité professionnelle ainsi que le maintien des CHSCT. La revendication prioritaire demeure l’attribution de moyens permettant une adéquation des compétences (nombre IDE, AS, ASH…) à la charge de travail afin de répondre aux besoins et de préserver la santé des professionnels. L’excès d’économies demandé aux hôpitaux met bien trop de vies en péril. Economies, réformes, mutualisations, réorganisations, les précédentes ministres nous ont déjà chanté cet air sur tous les tons, nous exigeons à présent un engagement à la hauteur des besoins et un minimum de décence et de responsabilité de la part de ce gouvernement.
Nathalie DEPOIRE
Présidente du Syndicat CNI
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cni couv 28Communiqué du 10 mai 2018

Le 12 mai : Journée internationale de l’infirmière
La santé est bien un droit, un droit qui n’est hélas pas accessible à tous selon les pays ou même les régions. Le débat sur l’infirmière en pratique avancée a aussi révélé que l’intérêt général est parfois difficile à défendre. Dans ce domaine, l’actualité très récente en France a encore démontré que les lobbys médicaux étaient surpuissants et prêts à tout pour « préserver leur pré carré ».
Pourtant, quoi de plus légitime que de développer les compétences infirmières en France dans un contexte de pénurie médicale et au regard des défis de santé présents et à venir.
Le 12 mai est donc l’occasion de rappeler la place de l’infirmière dans le système de santé, de son influence sur la qualité des soins délivrés mais aussi de son rôle essentiel et incontournable dans le maillage sanitaire.
La profession infirmière doit être entendue et respectée pour que son avis puisse se traduire dans les prises de décision et influer sur la mise en place des politiques de santé.
Enfin, pour soigner, il faut être, soi-même, en bonne santé. Tout doit être mis en oeuvre pour garantir la sérénité de l’exercice avec les formations indispensables à l’actualisation ou l’enrichissement des compétences, la sécurité de l’environnement professionnel sans oublier un salaire en adéquation avec les compétences et les responsabilités.
En ce 12 mai 2018, le syndicat CNI souhaite une très belle journée à toutes les infirmières et tous les infirmiers.
Nathalie DEPOIRE
Présidente Syndicat CNI
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