SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

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img14Communiqué de presse de la CNI

18 mai 2017

 

Une première occasion pour le syndicat CNI d'entrer en contact avec celle qui le lendemain prenait officiellement ses fonctions au Ministère.
30ème édition du Salon Infirmier Porte de Versailles.

Mardi 16 mai 2017, avant même sa nomination, Madame BUZYN est venue à la rencontre des professionnels guidée par Monsieur VALLETOUX, Président de la FHF.

Nous lui avons exprimé l'urgence de la situation concernant les conditions de travail et le souhait d'être enfin entendus et reçus pour échanger sur les problématiques et nos propositions.

Après 5 ans d'absence de considération, de négation de leur souffrance et de non réponse, l'attente est immense chez les personnels soignants.
Madame BUZYN aura-t-elle la volonté de renouer le dialogue rompu depuis des années ?

Ce premier pas de notre nouvelle Ministre est porteur d'espoir, même si symboliquement nous aurions apprécié qu'elle revienne après sa nomination officielle, mais comme à son habitude le syndicat CNI jugera sur les actes à venir...

Nathalie DEPOIRE
Présidente de la CNI 

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cni couv 28Communiqué de presse de la CNI 11 mai 2017

12 mai la Journée Internationale des Infirmières


Comme chaque année, le syndicat CNI célèbre cette journée, choisie en 1965 par le Collège International des Infirmières en mémoire de Florence Nigthingale (qui créa notamment la première école d'infirmière en 1860), pour mettre à l'honneur ces professionnels.
La profession d'infirmière n'a eu de cesse d'évoluer au fil des décennies selon les courants de pensées et en réponse aux besoins de la société.
Souvent considérée comme la colonne vertébrale des systèmes de santé, l'infirmière occupe une place prépondérante de par la définition même de son rôle propre et de son rôle sur prescription ainsi que son travail en collaboration avec les aides-soignant(e)s.
Une profession saluée par la population pour son professionnalisme et son dévouement et pourtant... Pourtant, une profession endeuillée ces derniers mois par les décès de professionnels accablés d'une souffrance devenue insupportable, une profession soumise à des charges de travail qui ne cessent d'augmenter, une technicité de plus en plus importante, un manque d'effectif de plus en plus prégnant engendrant des rappels incessants sur les jours de repos, une profession en manque de reconnaissance, maltraitée par des tutelles sourdes à sa souffrance, à ses besoins.
Des besoins propres à chaque être humain, enseignés dans les instituts de formation sous la forme des 14 besoins fondamentaux de Virginia Henderson, complétés par la pyramide à 5 niveaux de Maslow. Paradoxe suprême, ces besoins sont enseignés aux futurs professionnels afin qu'ils prennent en charge les patients dans leur globalité mais on leur demande une fois diplômés de renier leurs propres besoins...
En effet, comment prendre soin de soi dès lors que les organisations de travail perturbent les rythmes physiologiques, bousculent les valeurs, remettant ainsi en question les besoins de protection, de sécurité, d'estime de soi et de considération.
Virginia Henderson disait : « L'infirmière devient, un instant, la conscience de l'inconscient, la volonté de vivre du suicidaire, la jambe de l'amputé, les yeux de l'aveugle, les moyens de locomotion du nouveau-né, les connaissances et la confiance de la jeune mère, la voix de ceux qui sont trop faibles ou timides pour parler... »
Mais pour que toute une profession puisse encore se reconnaitre dans cette citation, il faudra dans les temps prochains un vrai changement afin que la voix de ces professionnels soit enfin entendue et prise en compte.
En ce 12 mai le syndicat CNI réaffirme son engagement à faire en sorte que cela devienne une réalité.


Nathalie DEPOIRE
Présidente de la CNI

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RPSCommuniqué du 28 avril 2017

Revalorisation de la prime de nuit

Prévention des risques psychosociaux

C'était une des revendications de la CNI, la revalorisation de la prime de nuit vient d'être annoncée par le ministère de la santé ainsi que les moyens alloués à la prévention des risques psychosociaux. Qu'il est difficile de trouver les mots pour réagir... sans perdre son calme !
Une augmentation d'1,50€ net pour 10h de nuit travaillées...
Il ne s'agit pas d'une erreur de « frappe », 1,50€ d'augmentation pour 10h de nuit (soit 15 centimes de l'heure...) ! Le ministère « frappe » un grand coup de massue, au sens propre du terme... sur la tête des soignants. Et, comme-ci cette mesquinerie n'était pas suffisante, cette obole ne sera accordée « qu'aux personnels des services d'urgence ou de soins critiques alternant des horaires de jour et de nuit, exposés à des rythmes de travail contraignants ». Presque rien pour les uns et rien du tout pour tous les autres. Cette aumône va concerner, au mieux, 23 100 agents soit environ 3% des soignants en France... D'ailleurs, en pratique, comment peut-on attribuer 2 tarifs de nuit différents ? La CNI reste dubitative sur l'application de cette surprime et sur ses critères d'attribution. « La prise en charge des patients H24 » ne concerne-t-elle pas tous les services d'hospitalisation ? Pourquoi réévaluer la prime de nuit pour certains et pas pour les autres ?
La dernière blague de Marisol... « Avec cette mesure, le gouvernement entend mieux valoriser les sujétions liées aux cycles de travail nécessaires à la prise en charge des patients H24... » Pardon ? Mieux valoriser ? Avec 1,50€ par nuit travaillée, c'est une blague ? Après avoir prétendu «prendre soin de ceux qui nous soignent », Marisol TOURAINE confirme donc ses réelles intentions à l'égard des professionnels de santé. Il s'agit bien d'une ultime et cynique provocation pour les plus courtois mais, surtout, d'un « foutage de gueule » pour les plus nombreux.

10 000€ pour la prévention des risques psychosociaux ?
C'est la seconde annonce de la stratégie, 30 millions sur 3 ans seront alloués pour la création ou le renforcement des services de santé au travail pluridisciplinaires (médecins, infirmières, psychologues, assistants sociaux, conseillers en prévention des risques professionnels). Après un bref calcul et sur la base de 1000 structures publiques de santé en France (sans compter les EHPAD), cela fait 10 000€ en moyenne par établissement et par an... tout au plus quelques boites de mouchoirs, snif !
La Ministre n'aura pas su, ni voulu, entendre la souffrance des soignants... Absence de considération, cynisme et dédain, l'attitude de Marisol TOURAINE au Ministère de la Santé aura été finalement assez constante pendant ces 5 ans de supplice... 5 ans interminables.
Que de violences, que de souffrances et au final, que d'insultes, pour des soignants qui auraient juste aimé être traités avec dignité !
Nathalie DEPOIRE
Présidente de la CNI