SYNDICAT CNI

Syndicat Des Professionnels de Santé

Get Adobe Flash player
FacebookMySpaceTwitterDiggDeliciousGoogle BookmarksRedditLinkedinRSS Feed

QVT45biz

 

Alors que les négociations sont closes et qu'un accord devrait être signé lundi, le bilan du Ségur de la santé laisse les professionnels de santé sur leur faim concernant plusieurs points essentiels à leurs yeux.


Si une augmentation de 180 euros nets mensuels pour les paramédicaux et personnels non médicaux est une première avancée non négligeable au regard de l'absence de revalorisation totale depuis de nombreuses années, on demeure loin des 300 euros attendus pour tous les professionnels de santé.
Quelles seront les modalités d'application de cette augmentation, d'ores et déjà annoncée en deux temps de 90 euros chacun, répartis entre septembre 2020 et mars 2021 ?
Qui sera réellement concerné par ces augmentations et des contres partis seront-elles exigées aux professionnels ?

 

Certes, l'annonce de la création de 15000 emplois est encourageante mais quel découpage ? Comment seront réparties ces créations d'emplois ? Quels critères ?
Qu'en est-il de la définition d'indicateurs de la charge en soin qui permettraient de pouvoir adapter l'effectif de chaque service en fonction de celle-ci ? Aujourd'hui rien ne semble envisagé pour répondre à cette nécessité.

 

Par ailleurs, nous demandions la revalorisation des primes de contraintes (prime de nuit, de dimanche), pour le moment il ne semble pas en être question...
Qu'en est-il des revendications d'augmentations du nombre de lits et de la garantie de matériel suffisant pour des prises en soins efficientes ?
Qu'en est-il de la modification de la gouvernance des établissements tant attendue pour permettre d'inclure les professionnels du terrain dans les choix décisifs des établissements ?

 

De réelles avancées certes, mais suffiront elles à redonner de l'attractivité aux métiers de la santé ?


Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

arretmaladie48biz

 

Alors qu'en avril 2020, Olivier VERAN annonçait la reconnaissance automatique en Maladie Professionnelle (MP) pour tous les soignants, nous sommes toujours en attente des textes permettant l'application de cette mesure...


Le jeudi 26 juin, le secrétaire d'Etat chargé des retraites et de la protection de la santé des salariés contre l'épidémie de Covid-19, Laurent PIETRASZEWSKI, a présenté au Sénat les contours du dispositif de reconnaissance du Covid-19 comme maladie professionnelle tant pour les soignants que pour les non-soignants. Précisant que seraient reconnus automatiquement les soignants atteints de forme sévère.
La spécification « atteints de forme sévère du Covid -19 » parait aberrante au regard de la définition même d'une maladie professionnelle !


La sévérité d'une pathologie n'est pas un critère de reconnaissance!


Maladresse des propos ou mépris confirmé?

La question étaient en suspens jusqu'à ce 30 juin date à laquelle, le ministère de la santé par la voix d'Olivier VERAN, confirme cette caractéristique à laquelle s'ajoute la nécessité de justifier d'une période de travail effective en présentiel entre la mi-mars et la mi-mai.


Cette écriture est d'autant plus déplacée qu'à ce jour, nous ne connaissons pas les répercussions dans le temps de la Covid 19 sur les organismes qui en ont été atteints, quel que soit le degré de gravité de l'affection !


Une nouvelle fois, et à l'heure même où les soignants manifestaient dans les rues leurs colères, le gouvernement démontre son incapacité à tenir ses engagements.
Que faut-il comprendre ? Les soignants n'ont pas assez soufferts? Comment peut-on envisager de conditionner la reconnaissance en MP au degré de gravité? Où place t on le curseur?
Quel message le ministère envoie-t-il aux agents qui atteints du Covid—19 auront été en arrêt de travail et verront leur prime de service amputée de cette absence ?


Et demain, si une deuxième vague arrive oseront ils les regarder en face et faire de nouvelles promesses qu'ils ne tiendront pas ?
N'en doutons pas, mais les soignants eux, déjà si durement éprouvés par la crise sanitaire qu'ils ont traversé, trouveront-ils encore la force de répondre présents et de faire face après tant d'affronts ?


Nous atteignons ici le sommet de l'indécence !


Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Sgur de la sant

 

Encensés ces derniers mois par un gouvernement dépassé par la pénurie de matériel et de traitements dont il était responsable, les « héros » du quotidien sont bien vite retombés en désuétude.


Alors qu'il déclarait indispensable de faire confiance aux professionnels du terrain pour réinventer un système de santé efficient et impératif de reconnaitre leurs compétences « quel qu'en soit le coût », le gouvernement tourne le dos aux professionnels paramédicaux et leur ferme la porte des discussions.


En effet, après une ouverture du Ségur de la santé à laquelle participait un grand nombre de syndicats et d'associations de professionnels paramédicaux, le couperet est tombé :
Il ne s'agissait bien là que d'un affichage politico médiatique, les soignants, ors médecins, ne pèseront pas lourd dans les groupes de travail, qu'il s'agisse de revoir les organisations, les métiers ou les rémunérations.


Ecarter ces professionnels du comité du nom de cette même rue Ségur dans laquelle nous avons, il y a 30 ans, démontré notre détermination à nous faire entendre, à faire reconnaitre notre expertise et à être respectés, est reçu comme une insulte qui ne peut rester sans suite.


C'est pourquoi, le Syndicat CNI a déposé un préavis de grève pour la journée du 16 juin et appelle les soignants à se mobiliser pour exiger notamment :

 

-  Que soient incluent aux groupes de travail du Ségur les représentants des syndicats et organisations de professionnels paramédicaux,
-  L'arrêt des fermetures de lits,
-  La revalorisation salariale de tous les professionnels de santé au regard de leurs responsabilités et compétences avec une augmentation minimale de 300 € nets/mois pour tous,
-  La suppression du jour de carence quel que soit le motif de l'arrêt et ce au-delà de la période d'urgence sanitaire,
-  L'augmentation significative du montant des primes de contraintes (nuit, dimanche, férié),
-  La reconnaissance de la pénibilité professionnelle avec une bonification au 1/5ème pour tous les professionnels de santé soumis à des horaires atypiques,
-  L'augmentation de l'ONDAM à hauteur des dépenses de santé,
-  L'attribution de fonds permettant aux établissements de soins la mise en place d'effectifs proportionnels aux charges de travail, le remplacement de l'absentéisme ainsi que la gestion des postes aménagés,
-  La définition d'indicateurs de charge de travail et de ratios soignants/patients en adéquation avec cette charge par service.

 

La colère des soignants est colossale face au dédain et au mépris que le gouvernement leur témoigne après les avoir exposés au danger sans protection suffisante pendant des semaines !

 

Rendez-vous le 16 juin !

 

Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

logo CNIAu sortir de l'ouverture du Ségur de la Santé, le Syndicat CNI conserve ses espoirs de voir enfin de réelles évolutions des conditions de travail  et des rémunérations des professionnels de santé en France.
Nous demeurons cependant extrêmement vigilants devant des prises de paroles, définies au préalable, dans lesquelles n'apparaissaient pas de représentants paramédicaux.


Olivier Véran, lors de la réunion, a souligné l'importance de concrétiser les échanges de ces dernières semaines et demande aux acteurs du terrain d'être force de propositions concernant les changements en profondeur de notre système de santé.


Le Syndicat CNI prend acte et, comme il l'a fait ces dernières années, contribuera à porter la voix des professionnels de santé et à apporter des propositions concrètes sur les nécessaires, impératives et urgentes modifications à mettre en œuvre.
Il défendra notamment :
- La reconnaissance des compétences des paramédicaux et de leurs contraintes de services par le biais d'une revalorisation des salaires.
- La prise en compte de la pénibilité des métiers soignants par l'aménagement des deuxièmes parties de carrière et un départ en retraite anticipée sans décote.
- Le développement des compétences des soignants (notamment les infirmiers, aides-soignants/auxiliaire de puériculture, manipulateurs en électro radiologie médicale...), l'amélioration de l'accès à la formation et la valorisation des diplômes universitaires.
- L'arrêt immédiat de la fermeture de lits.
- L' attribution de fonds permettant aux établissements de soins d'avoir les moyens de garantir une adéquation des effectifs à la charge de travail quotidienne, le remplacement de l'absentéisme ainsi qu'à la gestion des postes aménagés.
- La définition de ratios soignants au lit du patient selon les unités et pour ce faire mettre en place des indicateurs de la charge de travail qui inclus l'administratif, le technique et le relationnel.
- La révision du financement des structures et la fin de la tarification à l'activité.
- La refonte de la gouvernance des hôpitaux en redonnant leur place aux professionnels du terrain dans celle-ci.
- Le renforcement et le développement du lien ville/hôpital.
- L'importance de redonner une vraie place à la psychiatrie dans le système de santé et de créer une spécialisation infirmière en psychiatrie.

 

Pour restaurer la confiance il faudra plus qu'une réunion et un affichage, notre vigilance demeure...


Céline LAVILLE
Présidente
06.64.41.78.65
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.