À l’aube de l’année 2026, la Fédération Nationale des Associations Aides-Soignantes et le Syndicat CNI adressent leurs meilleurs vœux à l’ensemble des professionnels de santé.
Nous souhaitons qu’ils s’inscrivent dans la continuité des avancées obtenues en 2025 et dans une reconnaissance toujours plus juste de l’engagement quotidien de celles et ceux qui font vivre notre système de santé.
L’année écoulée a été marquée par plusieurs évolutions majeures : l’adoption de la loi du 29 janvier 2025, instaurant à terme un nombre minimum de soignants par patient hospitalisé, ainsi que la promulgation, en juin, de la loi consacrant la profession infirmière.
En France, près de 600 000 infirmiers et 424 000 aides-soignants, tous titulaires de diplômes d’Etat relevant du champ sanitaire exercent quotidiennement en étroite complémentarité au sein des équipes de soins. Ces professionnels assurent ensemble la continuité, la qualité et l’humanité des prises en charge.
Le décret du 24 décembre 2025, relatif aux activités et compétences de la profession infirmière, représente une avancée importante pour l’exercice infirmier et reconnait la place des soins relationnels, cœur du travail soignant.
Nous rappelons également que le 1ᵉʳ janvier 2026 devait marquer le début de la participation employeur à la complémentaire santé dans la fonction publique hospitalière.
Le report de ce dispositif à janvier 2027 est d’autant plus regrettable qu’il intervient après un abaissement des indemnités en cas de congé de maladie ordinaire. Désormais, les personnels hospitaliers subissent un jour de carence et une indemnisation abaissée à 90 %, ce qui contribue à la dégradation de la protection sociale des agents.
Ce constat interroge d’autant plus que des études du ministère de la Santé mettent en évidence une majoration des problématiques de santé des hospitaliers liées aux conditions de travail. Le rapport publié par le ministère en octobre 2023 montre une exposition accrue aux risques physiques, organisationnels et psychosociaux. Dans ce contexte, renforcer la protection sociale des soignants relève d’une responsabilité collective.
En 2026, nous formons le vœu que les soignants soient reconnus à la hauteur de leur utilité sociale. Que leurs engagements ne soient plus considérés comme une dépense, mais comme un investissement durable pour la société.
Donner aux professionnels les moyens d’exercer dans des conditions dignes, protectrices et soutenables, c’est garantir des soins de qualité pour la population tout en préservant la santé de celles et ceux qui soignent.
Stéphanie CROZAT Présidente de la FNAAS
Christophe MESNIER Président National du Syndicat CNI